Anatomie d'un rapport de contrôle ALMYS AI, folio par folio
Contrôle & zéro reprise 5 min

Anatomie d'un rapport de contrôle ALMYS AI, folio par folio

Une réserve de bureau de contrôle tombe trois jours avant la remise. Le motif tient en une ligne : échelle annotée incohérente avec le cartouche, folio 087. Erreur connue, banale, copiée-collée — et pourtant repartie en reprise, avec sa pénalité de retard et sa responsabilité qui remonte au signataire. Le rapport ALMYS AI existe pour intercepter exactement ce constat AVANT la remise. Mais un rapport ne sert que si on peut le lire, le rejouer et le défendre. Voici son anatomie complète : ce que le moteur lit folio par folio, comment chaque réserve s'attache à une règle et à une valeur, et ce que scelle son empreinte.

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Ce que lit le moteur

Le rapport s'ouvre sur l'identité du dossier extraite des pièces, jamais saisie à la main : code-site relevé dans le cartouche, opérateur, nombre de folios, échelles présentes, NGF au sol. Le moteur lit le DWG converti en DXF (azimuts, blocs antennes, HMA, calques) et apparie le PDF jumeau. Chaque champ affiché correspond à une valeur réellement trouvée dans le fichier, pas à une supposition. Si un cartouche est illisible ou un folio tronqué, c'est dit. Ce premier bloc fixe le périmètre matériel du contrôle : sur quel dossier, combien de folios, quelles pièces appariées. Pas de score global, pas de pourcentage de conformité : un inventaire factuel de ce que la machine a effectivement pu lire.

02

Le périmètre, contrôle par contrôle

Vient ensuite le tableau le plus important et le plus contre-intuitif : le périmètre. Chaque contrôle exécuté y porte un statut explicite — OK, RÉSERVE, NON-ÉVALUABLE ou À RECOUPER. Le statut NON-ÉVALUABLE est volontaire et central : si le gabarit du cartouche n'est pas reconnu, le moteur ne devine pas, il déclare le contrôle non évaluable plutôt que de le marquer vert. Un dossier non analysé n'est jamais un dossier conforme. Cette colonne répond à la seule question qui protège l'ingénieur : qu'a-t-on vraiment vérifié, et qu'a-t-on laissé hors champ ? Le silence ambigu est proscrit par construction. Vous savez exactement où le moteur s'est arrêté, et donc où votre relecture humaine reste indispensable.

03

Une réserve cite sa règle

Chaque réserve est une ligne traçable, jamais une impression. Exemple réel : « M4-ECHELLE · Détection d'erreurs visuelles · Folio 087 : échelle annotée 1/90 ≠ échelle cartouche 1/125 — légende copiée-collée non rectifiée ? · Attendu = 1/125 · Trouvé 1/90 ». On y lit l'identifiant de règle, le module, le folio concerné, la valeur attendue et la valeur trouvée, côte à côte. Le constat se vérifie d'un coup d'œil sur la pièce. Une colonne « niveau de preuve » distingue le fait chiffré (1/90 lu dans le dessin) de l'élément à confirmer par l'ingénieur (attribution d'une annotation flottante au bon folio). Le moteur ne crie jamais deux fois le même loup : un champ absent sur plusieurs folios produit une réserve agrégée, pas un mur de rouge.

04

La gradation des réserves

Les réserves sont triées par sévérité : BLOQUANT, MAJEUR, MINEUR, INFO. Un BLOQUANT signale qu'aucun contrôle fiable n'a pu tourner — typiquement un dossier dont le cartouche est introuvable. Un MAJEUR vise un écart substantiel, un PDF demandé mais absent par exemple. Un MINEUR couvre l'incohérence locale du type échelle 1/90 contre 1/125. L'INFO documente sans alerter. Le bilan de tête compte les réserves par module, jamais en contradiction avec la sévérité la plus haute présente. Cette hiérarchie n'est pas décorative : elle dit où porter l'effort de reprise en premier. Mais elle reste un signalement à lever, pas un verdict de conformité. L'absence de réserve ne vaut pas bon pour livraison, et le rapport le rappelle en toutes lettres, à chaque exécution.

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Le sceau sha256 et l'horodatage

La section traçabilité transforme le rapport en pièce auditable. Elle scelle l'horodatage ISO de l'exécution, l'empreinte sha256 du moteur (le code des règles versionné), celle du fichier source, celle du DXF converti, et une empreinte canonique du modèle réellement analysé. La version du convertisseur DWG→DXF est elle aussi scellée : un même fichier peut produire un DXF différent selon l'outil, donc des constats différents. Conséquence directe : le verdict est rejouable. Reprenez le même fichier, le même moteur à la même empreinte, vous obtenez le même rapport, bit pour bit. Face à un litige, vous ne plaidez pas une opinion : vous exhibez une chaîne de hachage qui prouve quel dossier a été contrôlé, par quelles règles, à quelle date.

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Le code de sortie

Au-delà du document lisible et du JSON pour le CRM, l'exécution renvoie un code de sortie qui pilote l'automatisation : 0 si aucune réserve, 2 si réserve mineure ou majeure, 3 si bloquant, 1 si erreur d'exécution. Trois sorties métier nettes : aucune réserve, réserve(s) à lever, dossier non analysable. Une chaîne de dépôt peut donc bloquer net un dossier en 3, router un dossier en 2 vers relecture, et laisser passer un 0 — sans jamais confondre « non analysable » avec « conforme ». Le rapport reste honnête sur son périmètre : déterministe, traçable, reproductible, mais sans calcul réglementaire ni signature. Le moteur signale. L'ingénieur signe. C'est cette répartition qui rend le zéro reprise tenable plutôt que magique.

À retenir
  • Lisez le tableau de périmètre avant les constats : un contrôle NON-ÉVALUABLE marque l'angle mort où votre relecture humaine reste obligatoire.
  • Exigez qu'une réserve cite sa règle, son folio, l'attendu et le trouvé : un constat non vérifiable d'un coup d'œil sur la pièce n'est pas exploitable.
  • Conservez la section traçabilité (sha256 moteur, source, convertisseur, horodatage) : c'est elle qui rend le verdict rejouable et défendable en cas de litige.
  • Branchez le code de sortie sur votre chaîne de dépôt : bloquer un 3, router un 2 en relecture, laisser passer un 0 — sans jamais lire l'absence de réserve comme une conformité.

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